Pourquoi il NE FAUT PAS acheter d’imprimante 3D ?

Pourquoi il NE FAUT PAS acheter d’imprimante 3D ?

Ce titre est volontairement intrigant et la réponse à la question “faut-il acheter une imprimante 3D” n’est pas simple. On vous dit pourquoi nous pensons que chaque besoin a sa solution et que l’achat n’est pas ce que nous recommandons dans un premier temps.

Depuis 5 ans nous entendons parler de la révolution industrielle apportée par l’essor de l’impression 3D, et que cette technologie bouleversera plusieurs secteurs. Elle permettrait de produire plus vite et offrirait une plus grande flexibilité. Pour le grand public, elle ouvrirait d’autres modes de consommation. Dans l’absolu nous sommes d’accord. Cependant à l’heure où nous rédigeons cet article cette technologie peine à trouver sa place chez les particuliers. Pourtant, il est évident qu’elle ouvre des portes incroyables.

L’industrie a bien compris le potentiel.

L’impression 3D existe depuis les années 80, période où la CAO (conception assistée par ordinateur) se démocratise chez les professionnels. A cette époque nous parlions plutôt de prototypage rapide, car elle permettait de réaliser des prototypes en un temps record.

Les professionnels utilisent ces technologies pour optimiser les pièces, comme par exemple dans l’aviation en utilisant moins de matière pour les rendre plus légères, ou dans le médical en réalisant des pièces unitaires sur mesure.

Les particuliers ne demandent qu’à être conquis.(séduits?convaincus?)

Chez les particuliers, les besoins sont différents et les moyens financiers aussi. Aujourd’hui, pour 150€ il est possible d’avoir une imprimante 3D. La démocratisation des technologies permet de s’offrir des machines à des prix accessibles. Attention quand-même à la qualité qui n’est pas toujours au rendez-vous. Même en mettant quelques centaines d’euros de plus pour acquérir une machine de meilleure facture, l’achat n’est pas forcément la solution que nous conseillerons dans un premier temps.

En effet, les curieux sont forcément intrigués par les possibilités qu’offrent ces machines. Il suffit de dessiner une forme en 3D sur ordinateur, et en quelques heures il est possible de réaliser physiquement la pièce. Néanmoins, il y a encore trop peu de modèles 3D à disposition. A vrai dire, le problème ne vient pas vraiment de la quantité de dessins 3D, mais du nombre infini de besoins auxquels il faudrait répondre. Nous voyons de nombreux tutoriels de réalisation de pièces imprimées que nous pouvons qualifier d’artistiques, comme par exemple des vases, des sculptures, des objets en tout genre, mais qui n’exploitent pas le réel potentiel de l’impression 3D.

Quand une poignée de réfrigérateur ou un bouton de plaque de cuisson casse, il serait intéressant d’imprimer la pièce et éviter de perdre une machine encore fonctionnelle. Pour cela, il faudrait que les constructeurs proposent les modèles 3D de toutes les pièces des machines qui existent sur le marché.

Du point de vue des makers que nous sommes, nous utilisons différentes solutions techniques pour fabriquer nos objets. Prenons l’exemple d’une lampe de bureau: il y a des fils électriques, du bois, de la visserie… mais nous intégrons très peu de pièces imprimées en 3D. Et pourtant c’est bien ici qu’elles ont tout leur intérêt. Pour les intégrer dans nos projets, il faudrait palier au chaînon manquant qui est l’apprentissage du dessin 3D.

Nous sommes dépendants.

Actuellement, nous sommes dépendants des concepteurs, des industriels et du petit groupe d’experts qui détiennent le savoir-faire. Heureusement, Internet, les mouvements open source, les communautés grandissantes de makers sont en train de changer la donne. Avec quelques bases de dessin 3D, il est possible d’être autonome. Voici quelques exemples de réalisations, mêlant différents moyens de fabrication dont l’impression 3D.

Pour imprimer vos réalisations, sans se préoccuper des contraintes techniques liées au procédé (températures, vitesses, mise au point de la machine, entretien…) nous recommandons de passer par des lieux collaboratifs comme les fablabs qui mettent à disposition des machines. Voici la carte des fablabs de France. Il est aussi possible de passer par des plateformes en ligne qui proposent d’imprimer pour vous. Il en existe plusieurs, voici un article de Makery qui en fait la comparaison.

Commencer par le dessin 3D.

Les fablabs sont des structures ouvertes à tous, qui ont pour vocation de former et d’encadrer les makers porteurs de projets. Nous vous recommandons vivement de vous rapprocher de ces lieux, la bienveillance et la créativité fait partie de leur ADN!

Sinon, de chez vous, vous pouvez commencer dès aujourd’hui. Il existe des logiciels simples et accessibles à tous. Bien évidemment, en fonction de la complexité recherchée, il vous faudra vous tourner vers des logiciels plus pointus. Mais pour débuter nous vous recommandons le site Tinkercad. Nul besoin d’installer de logiciel, tout se passe en ligne et en plus c’est gratuit. Plusieurs contenus sont disponibles dans la rubrique “learn” sur leur site internet pour apprendre à faire ses premiers dessins.

Attention aux erreurs de débutant !

Dessiner en 3D n’est pas bien compliqué, vous verrez. En quelques minutes vous arriverez à faire vos premières formes, et vous vous prendrez facilement au jeu.

Malgré le coté ludique, il vous faudra avoir quelques notions si vous souhaitez concevoir des créations imprimables en 3D. Même si vous sous-traitez la fabrication, l’impression apporte son lot de contraintes qu’il faut prendre en compte dès la modélisation (dimensions, formes, ajustement…). Rien de bien compliqué mais il faut les avoir en tête.

Quand quels cas l’achat est-il la bonne solution ?

Pour les passionnés :

Si vous souhaitez maitriser la technique et un jour devenir un expert sur le sujet, il vous faudra prendre le temps d’apprendre les spécificités de votre machine, savoir l’entretenir, surveiller le bon déroulement des impressions, l’améliorer… bref, il vous faudra du temps et être patient. Nous vous conseillons de choisir une imprimante en kit ou à architecture légère. Vous pourrez facilement la « bricoler » vous-même sans débourser des sommes importantes. Par exemple, comptez entre 150 et 1000€ :  pour Creality CR10 ou une machine Made in France de chez eMotiontech, ou bien encore une Prusa originale.

Pour les professionnels :

Souvent les professionnels se lancent dans un achat, pour être autonomes et pour des raisons de confidentialité. Si vous faites ce choix, prévoyez du temps pour l’un de vos employés qui sera en charge des machines. Sachez aussi que faire le choix d’une machine, vous limitera de fait à une unique technologie, celle de votre machine. Il en existe plusieurs (frittage de poudre, résine, fusion de métal…) avec chacune leurs avantages et inconvénients. Pour limiter les interventions, partez sur une machine type « plug and play », avec une garantie “pièces et main-d’oeuvre” qui a fait ses preuves. Pour le coup je vous conseillerais de vous rapprocher d’un revendeur capable de vous renseigner, comme par exemple Machine-3D.


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